Le scénario est universel : un ordre de fabrication est imprimé depuis Sage sous forme de fiche suiveuse cartonnée. L’opérateur y note au crayon à bille ses quantités produites, ses rebuts, ses arrêts et ses heures de travail. La fiche voyage sur le chariot, prend des taches de graisse, et finit dans un bac en plastique.
Le lendemain matin, une assistante de production passe 3 heures à déchiffrer les écritures manuelles pour ressaisir les déclarations dans Sage Gestion Commerciale ou Gestion de Production. Les impacts négatifs sont majeurs :
- Stocks informatiques désynchronisés : Les composants consommés physiquement la veille apparaissent toujours disponibles dans Sage. Le service achats lance des commandes inutiles ou, à l’inverse, confirme des délais clients irréalistes.
- Calcul de prix de revient faussé : Les temps de main d’œuvre sont saisis au forfait ou arrondis à l’heure près, masquant les séries de production non rentables.
- Zéro traçabilité des numéros de lots réels : En cas de litige qualité, il faut fouiller des cartons d’archives papier pour retrouver quel lot de matière a été injecté dans quel carton fini.